HNI : questions et réponses

Je ne suis pas professionnelle de santé ni une grande habituée de la HNI cependant voici des réponses aux questions auxquelles j’ai été confrontées.
Je répond d’après ma petite expérience de maman et grâce à mes recherches effectuées sur le sujet (livres et WEB).

 

Vrai ou faux ?

 

Cela réduit la consommation de couches :

l'impact de l'hygiène naturelle infantile sur les couches

Faux. Sauf si vous la pratiquer en permanence. Si par contre vous alterner comme j’en parle dans la page ici il est probable que vous utilisiez plus de couches. En effet, en découvrant cette pratique on se rend généralement compte que laisser son bébé dans son pipi parce que la couche laisse une sensation de propre est assez absurde et peu hygiénique.
Personnellement j’étais plus à l’écoute de ma fille et donc je la changeais plus souvent que ma première qui pouvait, j’ai honte de l’avouer, rester dans son pipi quelque temps (la plupart du temps j’attendais que la couche soit pleine avant de la changer !). Ainsi, généralement en découvrant cette pratique on n’a pas envie de laisser l’enfant dans son urine ni ses excréments. Je ne voudrais pas qu’on me le fasse donc je ne le lui fait pas.

 

L’enfant apprend plus vite la propreté :

Vrai. D’après ce que j’ai observé et appris. L’enfant ayant plus conscience de son besoin d’élimination, il apprendra plus vite à se contrôler car on ne l’aura pas inhibé dès la naissance. Mais quand je dis plus vite c’est plus vite par rapport au temps qu’il aurait pu mettre si on ne l’avait pas écouté et qu’il aurait dû réapprendre. Ainsi grâce à cette technique un enfant qui aurait appris à être propre à 2 ans et demi pourrait l’être à 2 ans ou moins selon l’assiduité avec laquelle on la pratique. Je rappelle tout de même que le but n’est pas de rendre l’enfant propre mais de répondre à son besoin.

 

La HNI peut créer des problèmes pour l’enfant :

Faux.  Dans la mesure où cela est pratiquer dans le respect de l’enfant sans coercition ni punition ni tout autre pratique pouvant créer un désordre chez l’enfant. Encore une fois, le but est de répondre à un besoin naturel de l’enfant. Bébé, il ne peut pas se déplacer et faire les choses seuls donc nous avons le devoir en tant que parents ou accompagnant de l’y aider.
Une maman m’a raconté que son fils finissait par être constipé. Elle a cessé de pratiquer l’hygiène naturelle infantile jusqu’à ce que tout rentre dans l’ordre et son fils se porte très bien aujourd’hui. Cette pratique est souvent confondu avec les pratiques coercitives d’une époque révolue.

Jamais au grand jamais il ne faut forcer ou disputer un enfant à ce sujet.

L’hygiène naturelle infantile apporte un regard différent sur l’enfant qui amène à l’écouter et à le comprendre dans le but de l’aider à grandir au mieux et avec beaucoup d’amour.

 

Pratiquer la HNI prend du temps :

Vrai. Tout comme cela prend du temps de rendre un enfant propre aux alentours de ses deux ans et demi. Je dirais que cela prend un petit peu plus de temps au départ car l’enfant a plus souvent besoin d’éliminer à deux mois qu’à deux ans et demi. Et il est souvent plus facile de comprendre l’enfant de deux ans et demi que celui de deux mois.

 

Tout le monde ne peut pas pratiquer l’hygiène naturelle infantile :

Faux. Même si vous n’êtes pas une femme au foyer vous pouvez la pratiquer. Bien qu’il semble plus bénéfique de l’appliquer en permanence, cette technique apportera toujours du bon que ce soit pour les parents ou l’enfant.
Ainsi cela peut n’être fait que le soir ou le matin ou même uniquement après un repas ou encore seulement le matin au réveil.
Un point important est d’essayer, au début au moins, de la pratiquer à un moment fixe de la journée pour que l’enfant comprenne ce qui se passe physiologiquement et que l’on mette en place un langage. Toute personne peut participer, il suffit de le vouloir. Dans les pays où cela est pratiqué naturellement, tout le monde participe que ce soit en faisant faire à l’enfant ou en aidant la maman dans ses tâches ménagères : les frères, les sœurs, les mamies etc. Ce n’est pas un sujet tabou.
Personnellement j’ai commencé par ne la pratiquer que durant la tétée du midi car c’était le seul moment où je n’avais pas la tête ailleurs. Puis j’ai étendu les périodes de pratique tout en lui laissant la couche !

 

C’est compliquer :

Faux. Si vous vous appliquer à apporter le maximum d’hygiène à votre bébé alors il faut le changer après chaque pipi et caca ce qui peut devenir fastidieux surtout dans le deuxième cas. La principale difficulté est, en extérieur, de trouver un endroit pour qu’il puisse se soulager tranquillement. Mais là encore il existe des solutions.

 

C’est ésotérique :

Faux. 60% des bébés dans le monde ne portent pas de couches. On ne lui donne pas nécessairement le nom de HNI – hygiène naturelle infantile. On parle également d’ « élimination communication » et parfois ça n’a simplement pas de nom. Il s’agit de communiquer, de comprendre les signes de son bébé comme lorsqu’il demande à manger. Rien de très ésotérique là-dedans, n’est-ce pas ?

Quelques questions supplémentaires :

Quels outils faut-il avoir pour commencer ?

Rien n’est particulièrement nécessaire. En effet, si vous avez des toilettes ou un lavabo c’est tout à fait suffisant pour commencer. Et si vous vivez dans les bois c’est aussi possible ;-b

Certaines personnes utilisent un seau ou un récipient plus petit.

Personnellement j’ai commencé la HNI en mettant ma fille au-dessus du lavabo car ça faisait moins mal à mon petit dos. J’avais également un pot pour la plus grande. Du coup elle lui prêtait volontiers de temps en temps.  Maintenant qu’elle a grandit et que ces excréments sont plus solides je préfère la mettre directement sur les toilettes. Avoir un réducteur de toilette est très pratique mais pas obligatoire. J’ai trouvé le miens à Emmaüs. Bien nettoyé et hop il était prêt pour une deuxième vie !

Si vous ne souhaitez jamais mettre de couches à votre enfant alors je vous conseille de lire le livre de Ingrid Bauer, « Sans couches c’est la liberté ! » car jamais je ne pourrais résumé un livre aussi complet. 😉

 

Est-ce que cela a un impact sur les rougeurs de bébé ?

Et là je vous répond avec un grand OUI ! Effectivement, l’enfant ayant peu ou pas la peau en contact avec son urine ou ses selles, elle ne s’irrite pas.

J’en ai fait l’expérience. Ma première fille qui a mis de couches jusqu’à la propreté n’était pas hyper sensible mais elle avait tout de même des irritations. J’étais donc obligée de lui mettre de la pommade. Ma deuxième avec laquelle j’applique la HNI aussi régulièrement que possible n’a quasiment jamais besoin de crème. Une fois par mois et encore… Pourtant elle semblait plus sensible que ma première.

Si votre enfant est très facilement irrité je vous conseille d’essayer dans la mesure de vos possibilités !

 

Conclusion :

Avantages de la HNI :

La HNI – hygiène naturelle infantile – a donc l’avantage d’être zéro déchet au niveau de l’usage de couche surtout si on la pratique en permanence.

Elle permet de limiter les irritations et donc l’emploi de crème et autres produits.

Elle renforce la communication avec son enfant.

Elle permet de garder l’enfant conscient de ses besoins d’élimination et donc de facilité l’apprentissage de la propreté.

C’est d’une facilité assez déconcertante.

Inconvénients de la HNI :

Il faut être présent pour l’enfant. Cela prend du temps au début.

L’environnement n’est pas toujours ouvert à cette pratique. C’est important de pouvoir être aidé.

Il faut être disposer à nettoyer les petits accidents si on ne met pas du tout de couches.

On sort des sentiers battus ainsi le regard des autres peut gêner.

 

On pratique la HNI selon différentes motivations : financière, écologique, relationnelle (avec son enfant) etc. Ainsi la façon dont elle est abordée est variable pour tout le monde même si les principes de bases restent les mêmes.

Si vous avez d’autres questions n’hésitez pas à m’en faire part.

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